l’éthique séduit de plus en plus



l’éthique séduit de plus en plus, Devis couvreur

Monter une entreprise tout en œuvrant pour l’environnement ou la société est un rêve que partagent beaucoup de personnes. Selon un baromètre OpinionWay [1], réalisé pour le réseau France Active et publié ce jeudi 17 février, près de deux jeunes entre 18 et 30 ans sur deux (47 %) seraient dotés par cette carrière professionnelle. Une tendance qui augmente malgré la crise.

Pierre-René Lemas, le président du réseau France Active, évoque à France Inter « un renversement des perspectives ». Alors que les aînés s’inquiètent pour la sécurité de leur emploi, les jeunes semblent moins préoccupés par cette inquiétude. Selon le baromètre, 27 % des personnes interrogées entre 18 et 30 ans souhaitent le statut d’indépendant face à celui de salarié. Chez les 18-24 ans, cette proportion augmente à 36 %. Selon le président de France Active, cette tendance s’explique par une envie, de la part de la jeune génération, d’agir sur le monde qui l’entoure.

« Les jeunes se disent qu’ils peuvent s’investir dans le salariat, faire des choses utiles et applicables, mais au fond, si je me lance dans l’entrepreneuriat, je peux peut-être agir pour faire bouger progressivement le monde. »

Pierre-René Lemas, président du réseau France Active

Des objectifs d’intérêt collectif

En effet, pour 65 % des jeunes sondés, la création d’une entreprise se révèle un moyen efficace pour agir dans un mais à caractère éthique, social ou environnemental. Parmi les options possibles :

  • un tiers conserverait que l’ensemble des salariés soient décisionnaires dans leur future entreprise,
  • 27 % voudraient, par le biais de leur entreprise, agir sur l’écologie et l’environnement,
  • 29 % déclarent vouloir créer de l’emploi et du lien social dans les quartiers difficiles ou les lieux reculés, par exemple.

La peur du risque reste présente

Pour Pierre-René Lemas, ces ambitions témoignent d’« objectifs d’intérêt collectif » de la part de cette génération ayant grandi avec la crise. Petit bémol, les idéaux des jeunes interrogés font face à la dure réalité du secteur. 4 jeunes sur 10 (41 % des moins de 30 ans) déclarent dans le sondage qu’ils hésiteraient à créer leur structure par peur de l’échec, ou des risques liés à cet investissement en temps et argent. Le président de France Active y voit « plutôt une bonne nouvelle » : les jeunes sont réalistes et connaissent les risques d’une telle aventure entrepreneuriale.

C’est ainsi que le réseau d’aide à la création d’entreprise peut agir. France Inter rapport que France Active a accompagné en 2021 40 % de créateurs d’entreprises âgés de moins de 30 ans de plus qu’en 2019. Avec des projets touchant, pour la plupart, à l’économie sociale et solidaire.

Des données qui donnent de l’espoir.

[1] Le baromètre Opinion Way pour France Active a été réalisé en ligne, les 9 et 10 février, sur un échantillon de 1 019 personnes représentatives de la population française, âgées de 18 ans et plus.