L’association Vegan Impact condamnée après avoir diffusé la vidéo des « 40 000 poules en détresse »



L’association Vegan Impact condamnée après avoir diffusé la vidéo des « 40 000 poules en détresse », Devis couvreur

Condamnée par le tribunal de Beauvais (Oise) après la diffusion d’images chocs prises dans un élevage de 40 000 poules du groupe la Ferme du Pré, en septembre dernier, l’association antispéciste Vegan Impact est aujourd’hui contrainte de les effacer de ses soutient le numérique. Elle doit également s’acquitter d’une amende de 3 000 euros, remise à l’élevage.

Le sort réservé aux « 40 000 poules en détresse » de la Ferme du Pré n’a pas ému le tribunal de Beauvais, dans l’Oise (Hauts-de-France). L’association antispéciste Vegan Impact, qui avait obtenu des images de cet élevage et les avait diffusées sur Internet a été condamnée : en plus d’effacer les images de ses supports numériques, elle doit verser 3 000 euros à la Ferme du Pré pour avoir enfreint le droit de propriété, rapport Le Parisien. L’élevage avait accusé l’association de l’avoir « traînée dans la boue » et avait porté plainte après la diffusion de la vidéo.

Vegan Impact va faire appel

« À cette somme s’ajoute 5 000 euros de frais, avec notamment l’obligation de publier la décision du Tribunal dans les 3 quotidiens nationaux »détaille l’association dans un communiqué publié le 14 février, avant de préciser qu’elle allait s’appliquer « sans délai la décision du Tribunal » et faire appel.

« Lors du procès, le tribunal a demandé à Vegan Impact de faire la preuve de son innocence et de dévoiler ses sources. Nous avons bien sûr refusé de le faire. Au moment où le parlement légifère sur la protection des lanceurs d’alerte, ces signaux sont là aussi préoccupants. »

Impact végétalien

Dénonce Vegan Impact « une procédure bâillon initiée par l’élevage qui n’avait d’autre objectif que de nous faire taire ». Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas la première association de protection animale visée par ces procédures. Elles sont actuellement nombreuses et nous devons y faire face. » Pour faire face aux frais requis par le tribunal et poursuivre sa mission, l’association demande alors le soutien de ses sympathisantes et sympathisants.

Selon Le Parisien, le responsable de l’élevage, Philippe Domet, n’a pas souhaité commenter la décision du tribunal. Il a cependant été nommé au quotidien : « Je veux oublier cet épisode. Ça a été très dur à vivre, c’est quelque chose qui laisse des traces. »

Dans la vidéo diffusée par Vegan Impact, on pouvait voir « des poules entassées les unes sur les autres, sur des équipements inadaptés, déplumées, la crête pâle et tombante »rappelle l’association dans son communiqué. « D’autres images montraient de nombreux cadavres de poules. » L’éleveur de son côté, avait alors évoqué « une mise en scène »rappel Le Parisiendisant qu’il n’avait « rien à se reprocher ».